The year in which, with Melania Knavs and Donald Trump, oligarchic collectivism will reach its peak — after which its inevitable downward trajectory will follow!
Lorsque Vladimir Poutine a lancé ce qu’il a qualifié d’« opération militaire spéciale », il a affirmé que la corruption est omniprésente, mais qu’elle n’est nulle part aussi vorace qu’au sein de l’oligarchie ukrainienne. Même Elon Musk, dont le système Starlink demeure un atout essentiel pour l’OTAN et les forces armées ukrainiennes dans leurs opérations militaires, n’est pas parvenu à dissimuler son mépris à l’égard de Zelensky et de sa quête incessante de milliards de dollars d’aide, des fonds qui, trop souvent, n’atteignent jamais leur destination.
Le 2 octobre 2023, Musk a publié sur X un photomontage ironique représentant un Volodymyr Zelensky visiblement tendu et préoccupé, accompagné de la légende selon laquelle il s’agissait de l’état dans lequel se trouvait le président ukrainien « lorsqu’il s’est écoulé cinq minutes sans qu’il ait demandé un milliard de dollars supplémentaire ».
La publication du magnat américain a alors été vivement condamnée par l’oligarchie progressiste au pouvoir en Europe. Cette même oligarchie qui, aujourd’hui, rejette de plus en plus ouvertement le jeu démocratique : en France, le président Macron maintient au pouvoir des forces politiques qui n’ont pas obtenu la confiance des électeurs français tout en marginalisant des mouvements d’opposition plus populaires ; en Slovaquie, une tentative d’assassinat a visé le Premier ministre ; en Roumanie, les résultats d’une élection présidentielle ont été annulés après qu’un candidat jugé « indésirable » eut pris l’avantage ; et ainsi de suite.
À l’inverse, aux États-Unis, l’oligarchie progressiste a accepté le verdict démocratique et semble prête à céder les rênes du pouvoir aux partisans d’une vision conservatrice du monde qui se sont rangés derrière Trump et Musk.
Parce que l’Europe se caractérise par une forte tendance au mimétisme transatlantique, une transition comparable du pouvoir y apparaît probable avant la fin du mandat actuel de Trump. Entre-temps, les excès progressistes européens continuent de jouer en faveur de Poutine.
En effet, de nombreux Européens partagent l’analyse formulée par le président russe dans son discours devant l’Assemblée fédérale de la Fédération de Russie, le 21 février :
« Des millions de personnes en Occident comprennent qu’elles sont conduites vers une véritable catastrophe spirituelle. Les élites, franchement, ont tout simplement perdu la raison, et il semble qu’il n’existe aucun remède. Mais c’est leur problème. Comme je l’ai déjà dit, nous avons le devoir de protéger nos enfants contre la dégradation et la dégénérescence. »
Poutine faisait évidemment référence à ce qu’il considère comme les conséquences de la colonisation culturelle de l’Europe par les États-Unis — le wokisme, la non-binarité de genre et les phénomènes apparentés — ainsi qu’à l’absence totale d’autocritique des élites intellectuelles européennes face au consumérisme nihiliste, à l’industrie du divertissement et à une religiosité omniprésente, réduite à l’affirmation identitaire et à un messianisme autosatisfait.
L’oligarchie progressiste européenne continue de répondre à de telles accusations par la russophobie, bien que celles-ci ne diffèrent pas fondamentalement des critiques adressées par Trump et Musk à l’oligarchie progressiste américaine, à savoir le Parti démocrate.
Ce faisant, elle révèle toujours davantage que la russophobie — ou la peur d’une Russie diabolisée — sert depuis longtemps au maintien du pouvoir des oligarchies occidentales et qu’il existe peu de phénomènes plus efficaces pour mobiliser des milliards de financements, dont une part importante n’atteint jamais les lignes de front du conflit contre la Russie.
Ainsi, en mars 2024, préoccupé par le ralentissement du flux de l’aide financière vers l’Ukraine, le Premier ministre ukrainien Denys Chmyhal a cherché à faire comprendre au monde que l’argent ne « disparaît » pas uniquement en Ukraine. Il a déclaré pouvoir prouver que son pays n’avait jamais reçu plus de 16 milliards d’euros de l’aide collectée par la Pologne et la Commission européenne lors de deux conférences de donateurs organisées à Varsovie en 2022, à la suite de l’invasion russe.
Faute de preuve contraire, il en découle, selon cette interprétation, que l’Union européenne regorge aujourd’hui de fonds restés « bloqués » dans ses propres structures grâce à la propagande antirusse, tandis que leur destination finale demeure inconnue.